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Mon pays est riche de coutumes toutes aussi belles les unes que les autres. La circoncision, les fiançailles, le mariage, le passage à l'âge adulte. Par contre chaque région du Maroc a sa manière quand à la célébration de ces heureux événements. Aujourd’hui je vais parlé du rite de la circoncision ou bien en arabe "dailectale" : la Tahara ou le Khitan, est plus qu'une question d'hygiène ou une simple coutume, elle s'inscrit dans la tradition de l'Islam qui est le couronnement de la tradition ibrahimique. 
Le Prophète de l'Islam, prière et paix soient sur Lui, a confirmé cette pratique (Sounna) établie par le Prophète Sidna Ibrahim et suivie par la lignée des Prophètes qui se réclament de l'héritage ibrahimique. Selon le rite Malékite, la circoncision est une Sounna et n'est pas obligatoire, se référant au hadith cité par Abou Horayra dans lequel le Prophète Sidna Mohammed, prière et paix soient sur Lui, a dit «la fitra (nature primordiale) comporte cinq éléments, à savoir la circoncision, le rasage du pubis, la coupe des ongles, l'épilation des aisselles et la taille de la moustache». Les Malékites déconseillent la pratique de la circoncision au septième jour de la naissance. L'enfant est circoncis quand les dents de lait commencent à tomber et il est permis de le faire avant ou après cette période. Elle se pratique en général avant la puberté. L'enfant circoncis de naissance est dispensé de cette opération. 
La circoncision est également une occasion pour organiser des fêtes familiales (al Iêdar) que seules les cérémonies de mariage dépassent en ampleur. La fête commence généralement un jeudi, la veille du jour saint, par la pose du henné et le passage chez le coiffeur. L'enfant est ensuite lavé, parfumé et vêtu de ses plus beaux habits, la confection d'habits traditionnels, en particulier la tenue «jabadour» indispensable à la cérémonie du henné pour le circoncis, l'achat du tarbouche (Fès) en feutre vert brodé de fils d'or, de deux paires de babouches, l'une blanche et l'autre jaune, de gandouras en tissu raffiné (Kmiss) et de «farajia» (liquette) en dentelle dorée sont le prélude aux différentes cérémonies. 
Dans certaines régions, un fil de laine auxquels sont attachés une coquille, une vieille pièce de monnaie d'argent et une étoffe renfermant des herbes sèches aux vertus bienfaitrices, peut être accroché au pied gauche de l'enfant devant être circoncis pour lui épargner le «mauvais œil». 
Une tournée à dos de cheval à travers la ville est de rigueur, au cours de laquelle est accomplie la ziara (visite) du marabout d'un saint. Le moment venu, le père, le grand-père ou un parent prend dans ses bras l'enfant et un barbier (ou un médecin) pratique l'opération. L'opération, qui dure en principe quelques secondes, se passe dans une ambiance agrémentée de youyous et de chants au rythme de tambours, de ghaytas et de fanfares. Enveloppé dans un drap blanc et allongé dans son lit, l'enfant reçoit les félicitations des membres de la famille et des invités qui lui offrent sucreries, jouets et pièces de monnaie. Dans les milieux aisés, la fête peut durer jusqu'à une semaine. La circoncision est une tradition essentielle pour les Musulmans, mais elle est partagée aussi par les communautés se réclamant de l'héritage du Patriarche Sidna Ibrahim. La circoncision est conditionnée par l'accomplissement d'un certain nombre de rites successifs de culture populaire. Dans la plupart des maisons, l'effervescence est à son comble.
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